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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 15:24
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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 09:49

Le très attendu album dessinée par André Juillard scénarisé par Yann paraitra le 22 avril au Lombard.  Sur fond de guerre, un drame psychologique aussi inattendu que complexe. Trois femmes y tiennent un rôle important. Comme dans un rêve de renaissance, l’une d’elle accompagne Bjorn dans l’image inédite L’appel de la sirène. Le nu reste manifestement un jardin de plaisir pour Juillard et pour les amateurs de son travail !

 

1103_juillard_GD.jpg

         © Juillard

 

         Caractéristiques techniques:

  • Format : 70 X 50 cm
  • Papier : Job 300 gr
  • Impression quadri + laque de protection
  • PVP : 60€
  • Tirage : 199 exemplaires numérotés et signés
  • © Juillard/Champaka
  • Mise en vente : avril 2011

        Vente en ligne sur Champaka & Brüsel

 

        A noter:

        Lancement de la collection  "Trésors d’Yves Chaland" chez Champaka.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:00

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Je vous envois ce dossier de presse en pdf sur simple demande.

 

contacts presse
FRANCE


Diane RAYER
Sophie de SAINT-BLANQUAT
LE LOMBARD
15/27, rue Moussorgski
F – 75018 Paris
Tél. : 33 (0)1 53 26 32 31
Fax : 33 (0)1 53 26 32 40
d.rayer@lelombard-france.com
sophie@lelombard-france.com


BELGIQUE
Anne-Marie DE COSTER
LE LOMBARD
7, avenue Paul-Henri Spaak
B – 1060 Bruxelles
Tél. : 32 (0)2 526 68 26
Fax : 32 (0)2 526 68 34
annemarie.decoster@lelombard.be

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:47

Un mois d'avril très riche en actualités pour André Juillard avec la sortie de l'album "Mezek"

Les deux premières nouveautés du jour & c'est chez Brüsel (Bruxelles) que cela se passe.

 

A noter dans vos agendas qu'une séance de signature (André Juillard & Yann) de l'album: Mezek ainsi que du carnet de croquis aura lieu chez Brüsel (Bld Anspach) le 27 avril.

 

Renseignement info@brusel.com

 

mezekcouleur.jpg

Ex-libris exclusif en couleurs accompagne la sortie de Mezek: DES AILES AU SERVICE D'ISRAEL…par Yann et Juillard aux Editions du Lombard. Numéroté et signé à 250 exemplaires. 25 Euro

 

mezek-nb.jpg

Cet ex-libris exclusif en noir et blanc numéroté et signé à 250 exemplaires accompagne le carnet d'esquisses publié à l'occasion de la sortie de Mezek: DES AILES AU SERVICE D'ISRAEL…par Yann et Juillard aux Editions du Lombard.
Le carnet à l'italienne est livré avec l'ex-libris. 35 Euro

 


Un pack promo (Brüsel) spécial Mezek: Les deux ex-libris et les deux livres pour 55 Euro

 

Ex-Libris & Pack disponible dés aujourd'hui sur le site www.brusel.com

 

 

 

Brüsel Deux librairie 100 Boulevard Anspach 1000 Bruxelles
00.32.2.511.08.09  


29, Place Flagey 1050 Bruxelles
00.32.2.649.02.11

info@brusel.com

 
 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:51

Comme à son habitude la prestigieuse maison de vente Artcurial présentera des lots de très grande qualité pour sa vente samedi 2 avril 2011


En ce qui concerne André Juillard ce sont pas moins de trois planches et d'une couverture d'album (grand format) des 7 vies de l'Eperrvier, est d'une aquarelle couleur pour l'affiche de l'exposition Cherbourg en 2006.


Descriptions issues du catalogue en ligne.

 

 

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Lot 172 

Les 7 vies de l'Épervier
Encre de Chine et de couleur pour la couverture de la réédition de l'album « La Part du Diable, publié initialement en 1990 aux éditions Glénat dans la collection Vécu puis en 1992 avec cette couverture chez le même éditeur dans la collection Caractère ». Signée et datée « 1992 » à l'encre de Chine. 35 x 30 cm. Encadrée. Une des plus belles couvertures pour cette série.
Estimation 10 000 - 15 000 €

 

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Lot 173

Le cahier bleu
Encre de Chine, mine de plomb et aquarelle de couleur pour l'affiche de l'exposition La boîte à dessin d'André Juillard à Cherbourg, réalisée en 2006 en collaboration avec Christian Desbois. Signée. 34 x 44 cm. Encadrée.
Estimation 9 000 - 11 000 €

 

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Lot 444

Le cahier bleu
Encre de Chine, mine de plomb et aquarelle pour une illustration réalisée pour une publicité en librairies des éditions Casterman en 1994. Ce récit a obtenu l'Alph-Art du meilleur album à Angoulême en 1995. Signé. 21 x 31 cm. Encadré.
Estimation 3 000 - 3 200 €

 

 

Artcurial-2-avril-2011-lot-445

Lot 445

Blake et Mortimer
Encre de Chine pour la planche 42 de l'album « Le sanctuaire de Gondwana », 3ème album dessiné par cet artiste et 18ème album de la série, publié en 2008 aux éditions Blake et Mortimer. Signée. 50 x 38,2 cm. Les phylactères à la mine de plomb.
Estimation 2 000 - 2 500 €

 

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Lot 446
Blake et Mortimer
Encre de Chine, le lettrage à la mine de plomb, pour la planche 6 de l'album « Le sanctuaire de Gondwana », 3ème album dessiné par cet artiste et 18ème album de la série, publié en 2008 aux éditions Blake et Mortimer. Signée. Signée à l'encre. 48 x 36 cm. Encadrée.

Estimation 1 500 - 2 000 €

 

Artcurial-2-avril-2011-lot-447

Lot 447

Blake et Mortimer

Encre de Chine, le lettrage à la mine de plomb, pour la planche 39 du 1er tome du cycle « Les sarcophages du 6ème continent », titré « La menace universelle », 16ème album de la série, publié en 2003 aux éditions Blake et Mortimer. Signée à l'encre de Chine. 48 x 36 cm. Encadrée.
Estimation 1 500 - 2 000 €

 

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Lot 447A

Le long voyage de Léna

Mine de plomb et crayon de couleur sur papier beige pour un ex-libris de la librairie Bédé en Bulles à Perpignan, pour la sortie de l'album « Léna et les 3 femmes », publié en 2009 aux éditions Dargaud.

Signé et daté « 09 » au crayon. 29,7 x 21 cm.  

Estimation 900 - 1 200 €

 

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Lot 448

Plume aux vents

Mine de plomb pour le crayonné préparatoire à la réalisation de la case 6 de la planche 22 de l'album « L'oiseau tonnerre », 2ème album de la série, publié en 1996 aux éditions Dargaud.

Signé au crayon.

21 x 29,7 cm. Encadré.  

Estimation 500 - 600 €


Vente : 1926

Lieu : Hôtel Marcel Dassault

Date : 2 avr. 2011 11:00

Vacations

2 avril à 11h : Lots 1-153

2 avril à 14h : Lots 154-fin

 

Commissaire-priseur : François Tajan

Exposition

du 30 au 31 mars, de 11h à 19h
1 avril, de 11h à 17h30

Hôtel Marcel Dassault
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris

Communiqué de presse
Lire le communiqué (.pdf)

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 16:42

Frédéric Bosser bédéphile dans l'âme, rédacteur en chef et fondateur de l'excellent dBD et de l'immanquable consacre ces deux couvertures à Mezek de Yann & André Juillard.

 

Extrait de BdBD Avril 2011

 

dbd52_web-medium.jpg

dBD N° 52 Avril 2011

©dBD



Juillard, En haute voltige

Par Frédéric Bosser

C’est dans sa maison de ville parisienne qu’André Juillard nous a fait l’honneur de nous recevoir pour nous parler d’un one-shot qu’il vient de signer avec Yann, Mezek. L’amour des avions et des histoires contemporaines a été l’élément moteur de ces retrouvailles entre deux grands auteurs du 9e art…

juillard1.jpgDans L’immanquable n°3 , nous avons appris que c’est en lisant une interview de Yann dans le magazine Bo-Doï que vous avez eu vent de l’existence de son projet mettant en scène des avions…
Je confirme ! Ce côté avion me plaisait. Depuis tout petit, je suis passionné d’aviation. Jeune, j’allais très souvent à Orly retrouver un oncle qui y travaillait comme steward. À cette époque, on pouvait encore monter sur les terrasses voir les avions décoller et atterrir. Je me demandais toujours (et je continue à le faire) comment de tels engins, qui pèsent des centaines de tonnes, pouvaient voler ! Dans ma famille, j’avais également un autre oncle, pilote de chasse sur la base de Cognac. Très souvent, il venait avec un ami pilote faire des acrobaties et du rase-mottes au-dessus de notre maison familiale en Auvergne. J’étais aux anges ! Comme vous pouvez le constater, j’ai comme une légère accointance avec les avions. (Rires.)

 


Est-ce cet aspect qui a fait pencher la balance ?
Non ! C’est d’abord le destin de cet homme qui n’est pas à proprement parler un héros qui m’a attiré. L’idée de ce pilote allemand venant combattre en Israël lors de la naissance de ce pays, pour des raisons que l’on ignore au début de l’histoire, m’a intéressé. Je trouvais passionnant de traiter les sentiments qui pouvaient traverser ce militaire. Il porte en lui une part d’ombre mais je n’en dirai pas plus…

Est-ce qu’avec l’âge, c’est d’abord l’aspect psychologique des personnages qui vous intéresse ?
Pas spécialement ! J’ai toujours aimé cela… Les 7 vies de l’Épervier, c’était déjà une histoire de famille, donc complexe au point de vue humain. Ce récit était par exemple bien plus intéressant qu’Arno, qui lui est linéaire et classique. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai vite abandonné. J’avais du mal à m’attacher à ce personnage.

Connaissez-vous la version humoristique de Yann sur Mezek ?
Il m’en a parlé après ! J’ai juste vu une planche lors d’une visite à Bruxelles à son domicile. Le style était en effet assez « gros nez ». On aurait pu tout aussi bien aller dans ce sens… Vous savez, je garde toujours en moi cette ambition de faire un jour une BD humoristique, un genre que j’ai déjà essayé dans Sales petits contes. [Collectif édité par Dupuis où toutes les histoires sont signées Yann]

Le projet a pourtant mis du temps avant de voir le jour…
C’est vrai que j’avais d’autres choses à boucler avant. Quand j’ai su que j’allais avoir un créneau de libre, j’ai prévenu Yann qui m’a envoyé un synopsis puis, très peu de temps après, un scénario complet. Je n’ai pas été déçu : le résultat correspondait tout à fait à ce que j’attendais de lui et de ce projet.

Vous a-t-il fourni un scénario dessiné comme il sait si bien le faire ?
Pas du tout ! Ceci dit, cela ne m’aurait pas gêné… Nous avions déjà travaillé ensemble comme cela sur Sales petits contes. Mais comme tout était clair dans ses textes, je n’ai pas eu de problèmes…


Tout semble se passer comme dans un rêve sur ce projet !
Il y a quand même eu un petit litige entre nous. Je lui ai suggéré de dire d’entrée qui était réellement ce pilote mercenaire. Je trouvais que cela aurait permis au lecteur de mieux s’identifier à lui. Mais Yann a tenu à ce que son passé ne soit révélé qu’à la fin de l’histoire, je me suis rangé à ses arguments… Après tout, c’est son histoire ! C’est un peu comme dans le roman policier, soit on sait d’entrée qui est le coupable, soit on l’apprend à la dernière page. Dans les deux cas, cela peut donner des bouquins passionnants.

Devant la foule de sujets potentiels, avez-vous été tenté à un moment donné d’en créer une série ?
Je ne suis pas un marathonien. Au bout de trente pages, j’ai besoin de souffler avant de retrouver une ultime dynamique dans la dernière ligne droite. Certes, il y a des tas de pistes que nous aurions pu exploiter (Yann en aborde certaines dans ses dialogues) mais je trouvais que c’était au risque de quitter le personnage principal. Et puis je ne voulais pas tomber dans du documentaire.


Justement, comment s’est passée la recherche de documentation ?
Yann m’en a fournie et j’en ai cherché par moi-même, principalement par Internet. La documentation est toujours intéressante pour les détails mais, de manière générale, on ne trouve jamais ce que l’on cherche. Les avions sont souvent pris de face ou de profil, ce qui n’est pas intéressant pour le dessinateur que je suis. Pour les scènes d’avions, j’ai ressorti les maquettes que je possède depuis très longtemps. Ce qui me permet de trouver tous les angles que je souhaite.

Êtes-vous intervenu sur le scénario ?
J’ai fait confiance à Yann qui est un puits de science. Mon rôle a été surtout de faire le metteur en scène…

Yann vous a gâté en vous proposant beaucoup de personnages féminins…
C’est vrai ! J’aime bien les personnages féminins… à condition qu’ils jouent un rôle important dans l’histoire. Dessiner uniquement de jolies filles ou des potiches ne m’intéresse pas !

Avez-vous beaucoup échangé entre vous ?
J’aime bien travailler dans mon coin. Je ne suis pas du genre à appeler tous les jours le scénariste avec qui je travaille. Il m’arrive de changer des choses mais j’en parle toujours avec mon interlocuteur. Il m’arrive aussi de modifier des dialogues quand ils ne sont pas raccords avec le dessin. Pour le reste, grâce à Internet, j’ai pu lui envoyer régulièrement mes crayonnés pour qu’il les valide. Il faisait ses observations et j’en tenais compte. S’il avait habité Paris au lieu de Bruxelles, je l’aurais peut-être vu plus souvent. Ceci dit, son scénario était suffisamment au point pour que je n’aie nul besoin de le solliciter sans cesse.


Pourquoi avoir choisi Le Lombard pour éditer cette histoire ?
Yves Sente, avec qui je réalise Blake et Mortimer, me demandait régulièrement de faire quelque chose pour la maison d’édition qu’il dirigeait comme directeur éditorial. Finalement, il est parti au moment où le projet est arrivé chez eux. Il ne l’a donc pas suivi…

Avez-vous tenté de nouvelles expériences graphiques, notamment sur la couleur ?
Pas spécialement ! Je ne suis pas allé sur place voir si la lumière était différente. Je m’attache moyennement à ce genre de détails. Que ce soit dans le trait ou la couleur, je vais chercher une sorte de stylisation, une logique dans la lumière… En revanche, j’ai réalisé un plan de la région et de la base pour bien situer où se couche et où se lève le soleil. Les ombres portées sur les hommes et les avions répondent donc à une logique. Mais quand cela commence à me gêner pour dessiner, je fais fi de ce genre de détails.

Vous n’êtes pas atteint par le syndrome « Jacobsien », auteur qui, sans une documentation adéquate, posait son crayon…
Très sincèrement, je ne pense pas qu’il ait été aussi précis que cela. Pour m’être essayé à Blake et Mortimer, je peux vous dire que l’appartement de Park Lane ou les abords du Centaur Club ne sont pas toujours très logiques. En m’intéressant de près à Jacobs pour être fidèle à son travail, j’ai découvert que l’on ne s’y retrouvait pas toujours d’une image à l’autre. (Rires.) Ce n’est pas toujours très cohérent. Cela m’a d’ailleurs libéré d’un poids…

Pour en revenir à Mezek, avez-vous craint le côté polémique du sujet ?
Je ne vois pas quelle polémique il pourrait y avoir ! De toute façon, je n’aurais pas pu le faire s’il y avait eu le moindre doute. Yann n’est pas connu pour être antisémite. Je sais qu’il a eu des soucis au sujet d’une histoire parue chez Glénat, mais tout le monde en prenait pour son grade…
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On a beaucoup aimé cette scène avec des sirènes, à la fin. Elle est très poétique…
C’est une idée de Yann. Au départ, il me les décrivait comme des Walkyries. C’était un peu contradictoire ! Du coup, je lui ai fait cette proposition plus douce…

Et pour la couverture ?
L’idée vient également de Yann. C’est une proposition qu’il m’a faite par Internet. La mienne était plus classique. Comme je l’ai trouvé excellente, je l’ai gardée. J’ai même fini par lui offrir l’original.

Vous continuez à travailler en couleurs directes ?
Je n’ai pas du tout envie de revenir à l’ancien système [les bleus], ni de travailler les couleurs à l’ordinateur. J’aime encore manier le pinceau, les encres et les aquarelles...

Qu’est-ce qui vous fait garder une telle énergie après une aussi longue carrière ? Le plaisir du dessin ?
De nouvelles collaborations ?

Un peu de tout cela ! On peut ajouter le désir de faire mieux. C’est vrai que j’aime beaucoup travailler avec des scénaristes extérieurs, surtout quand cela dépasse ensuite le cadre professionnel. Enfin, j’aime toujours raconter des histoires, créer des personnages, chercher de la documentation et faire de la mise en scène.
Vous êtes un des rares auteurs à posséder et à exposer chez vous de nombreux originaux d’auteurs de BD.


Est-ce par besoin de vous nourrir de leurs travaux pour continuer à progresser ?
Disons que je ne suis pas mon auteur préféré ! (Rires.) C’est vrai que je possède beaucoup de dessins originaux de collègues comme d’auteurs américains des années 20-30 : Krazy Kat, George Mac Manus, etc. Ma redécouverte de la bande dessinée quand j’ai décidé d’en faire mon métier n’était pas qu’une affaire de dessin. J’ai découvert un monde… J’ai souvenir d’avoir assisté aux Arts Déco à des projections organisées par des clubs d’amateurs de bande dessinée montrant des cases extraites de la Famille Illico, Prince Vaillant…. Les voir ainsi agrandis sur écran me fascinait. J’entrais dans le cœur de ce métier. Cela m’a donné envie de me passionner pour ce support et de lire une revue comme Phénix, par exemple, qui passait au crible le travail de ces gens-là. Fort de tout cela, j’ai fini par faire des échanges avec des collègues et acheter des originaux.

Est-ce que cela vous nourrit ?
Assurément, même si nos styles ne sont pas les mêmes. Et si j’aime beaucoup Herriman, je pense que mon travail est plus proche de celui d’Harold Foster, par exemple.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Avant de recommencer un Blake et Mortimer sur scénario d’Yves Sente, je reste dans les avions, puisque je participe à un album collectif à paraître chez Glénat, autour du Petit Prince. Le scénario est signé Didier Convard. Comme je n’ai jamais pu rentrer dans cette histoire depuis ma plus tendre enfance, il m’a fait un scénario sur mesure de quatre pages, mettant en scène Antoine de Saint-Exupéry dans son avion.

Quid de Léna ?
Normalement, je comptais ensuite écrire un scénario, mais en recroisant la route de Pierre Christin, l’idée d’un troisième tome a fait son chemin. Je vais donc repousser encore un peu plus mon retour au scénario.

Cela vous arrange ?
Je ne suis pas spécialement pressé ! Cela me titille de temps en temps mais tant que l’on me propose de bons scénarios… je continuerai à les réaliser. Le problème quand j’écris mes propres histoires, c’est que je prends moins de plaisir au moment de passer à la phase du dessin. J’ai l’impression de refaire, de recommencer… Ce n’est que quand les détails du scénario s’estompent que cela va mieux.

Nous allons attendre avec impatience tous ces nouveaux projets…

 

©Frédéric Bosser / dBD

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:22

Une exclusivité de "Les Enfants d'Abraham"

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« Parfois, une bande dessinée nous plonge dans l’histoire, la grande Histoire, en nous racontant les rêves et les angoisses, les espoirs et les peurs, les colères et les amours de simples personnages qui deviennent acteurs majeurs en étant simplement eux-mêmes. Et cela nous pousse à relire des livres plus pointus, pour réinsérer cette petite pièce du puzzle dans son ensemble. C’est ce que je viens de faire avec Mezek, de Juillard et Yann.

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En 1948, le jeune état d’Israël doit se défendre pour sa subsistance, et fait appel à des pilotes du monde entier. Ils volent sur des machines faites de bric et de broc, y compris des avions allemands, dont le Mezek, un Messerschmitt avec un plus gros moteur, qui le rend très dangereux, surtout à l’atterrissage. Les motivations des pilotes sont multiples, l’argent, l’idéal, l’aventure, et parfois, l’amour. Mais si près de la Shoah, les blessures sont à vif et personne n’en sort indemne. Cet album superbe pour les amateurs d’aviation et pour tous les autres ressort l’épisode douloureux des dissensions entre factions du jeune état, en particulier avec le bateau de l’Irgoun qui devait livrer des armes à Beguin, l’Antinéa. 

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Mais il y a une forme de poésie superbe dans ce livre, et on retrouve le souffle des belles histoires de Yann, comme Pin up, et la lumière du dessin de Juillard, comme les Sept vies de l’Epervier. Qui est Bjorn ? Que fait il, que vient il expier sur cette terre juive ? Ce scénario renvoie forcement à une expérience, à une proximité, à un vécu qui doit toucher les auteurs de plus près qu’il n’y parait…mais c’est aussi le charme de ces histoires partagées où nous ne sommes plus seulement spectateurs.

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Ce livre est un évènement car la collection Signé est toujours au rendez vous de l’aventure, de l’évasion, d’une belle histoire et du rêve, surtout avec des auteurs aussi prestigieux. »   Haïm Korsia

Cliquez ici pour télécharger les 5 premières planches de l’album en avant première

Scénario Yann. Dessin André Juillard. Editions du Lombard
Sortie  le 22 avril dans la Collection Signé, « Mezek » de André Juillard & Yann.


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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:28

C'est parce que c'est avec des briques qu'on construit des écoles que Charles Gassot, président d'Ecoles du Monde , fervent amateur d'art contemporain, a eu l'idée de demander à 100 artistes de créer une œuvre originale à partir d'un même support : la brique en terre de Madagascar. Et le résultat de cet exercice de créativité est tout simplement inouï ! Plus de 100 briques seront vendues aux enchères sous le marteau de François Tajan le 28 mars 2011.

 

100briques

 

Une brique = une œuvre d'art

100 artistes de Soulages à Sempé, de Avril, Druillet Monory à Bilal, André Juillard, de Garouste à Moebius, Geluck en passant par Bettina Rheims, Bernar Venet, Yann Kersalé… ont tous répondu à l'appel de Charles Gassot et de François Tajan. Ils n'ont pas simplement décroché un tableau de leur mur, ils ont chacun créé une œuvre à partir d'un support similaire : une brique en terre ocre de 30 x 15 cm pesant 5 kg.

 

brique.jpg

 

Lot: 43:  André Juillard

Dessin à l'encre de chine et aquarelle sur papier
signé et daté en bas à droite "Julliard, 10"
Hauteur : 32 Largeur : 22 cm
Estimation 500 - 501 €

 

André Juillard participe aussi aux activitée de l'association Petit Prince,

qui apporte leur soutient aux enfants malade.


Chaque brique révèle l'écriture personnelle de l'artiste et leur confrontation montre la richesse de la création contemporaine, mais toutes sont estimées au même prix de départ de 500€.

 

Avant la vente, une exposition des 100 briques pour Madagascar aura lieu pendant le Week-end au Marteau , les 26 et 27 mars, chez Artcurial (Briest - Poulain - F.Tajan).

Adresse :
Hôtel Marcel Dassault,
7, Rond-Point des Champs-Élysées,
75008 Paris
www.artcurial.com

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:54

Janvier 2011. A l’occasion de la BRAFA, la Foire International de l’Art et de l’Antiquité de Bruxelles, la Galerie CHAMPAKA a dédié son espace à une double expo focalisée d’une part sur l’influence des grands maîtres de la BD US sur la bande dessinée européenne des années ’30 et ’50.

 

D’autre part, CHAMPAKA proposait aux visiteurs du salon de découvrir « Sept Bâtisseurs d’Univers ». Sept artistes majeurs du Neuvième Art, tous bâtisseurs d’univers et toujours en force de création.

 
Christian MISSIA a rencontré pour vous cinq de ces sept artistes mis à l’honneur par la galerie CHAMPAKA : Frank Pé, Juanjo Guarnido, André Juillard, Ever Meulen et François Schuiten.

 

Voiçi l'interview de André Juillard:

 

Bonjour André Juillard, est-ce la première fois que vous venez à la BRAFA ?


André Juillard : Oui, absolument. A vrai dire, avant cette année je ne connaissais pas l’existence de la BRAFA. Et je dois dire que je suis très impressionné par tout ce que l’on peut voir ici. C’est extraordinaire!

 

Vous avez surement eu l’occasion de visiter l’un ou l’autre stand. Il y en a-t-il qui vous a plus marqué que d’autres ?


André Juillard : C'est-à-dire que j’ai commencé - puisque j’avais rendez-vous dans ce stand consacré à la BD - J’ai commencé par la 1ère allée là. J’ai passé 15 minutes dans un premier stand ou l’on voyait des peintures flamandes du 17ème siècle. D’ailleurs, il y a encore beaucoup d’artistes que je ne connais pas. Après, il y a eu une galerie d’art contemporain. Moderne disons, qui était étonnamment riche. En somme, je suis impressionné ! De toute façon, j’espère avoir le temps de voir le reste ou une bonne partie de ce salon que je trouve exceptionnel. Je ne vois pas d’équivalent chez nous à Paris.

 

 

 © Juillard / Graphivore

 

Vous participez à la thématique de CHAMPAKA et pour ce faire, vous avez réalisé une œuvre reprenant des héros de BD franco-belges tels que Blake & Mortimer, Gaston Lagaffe, Clifton, etc. Tout ce beau monde se retrouve au marché aux puces de la place du Jeu de Balle à Bruxelles. Pourquoi avez-vous réalisé cet œuvre ?

André Juillard : En fait, c’était un travail de commande réalisé pour le compte de la Ville de Bruxelles. C’était à l’occasion d’un anniversaire, les 20 ans de la Communauté Française de Belgique. Je devais représenter ce que m’évoquait Bruxelles. Et pour moi, en 1er lieu c’est la bande dessiné. C’est la patrie de la BD moderne. J’ai voulu rendre hommage à la BD de mon enfance. Celle qui m’avait faite. Je voulais rendre hommage à tous ces héros dont je lisais les aventures dans les journaux de Tintin et Spirou quand j’étais gamin.
Et par ailleurs, j’ai placé cette scène sur la place du Jeu de Balle parce qu’il y a une trentaine d’années, je venais à Bruxelles pour chercher de vieilles BD parce que j’étais collectionneur. Il y en a beaucoup que l’on ne trouvait plus. Je voulais lire tout ça et donc je venais avec mes amis pour voir ce que l’on pouvait trouver au marché aux puces.

Que pensez-vous du succès de la BD sur le marché de l’art ?


André Juillard : Moi, cela ne me choque pas.
Mais dans la mesure où tout est art, pourquoi la BD ne le serait pas ? On dit que c’est le 9ème art. Je trouve que les meilleurs artistes de BD sont largement au niveau des artistes des temps passés. J’ai vu certaines œuvres d’artistes des temps passés qui étaient à la limite de la médiocrité. Je dis cela de mon point de vu. Par exemple, tout ce qui été peint au 17ème siècle n’a pas à être considéré comme étant des chefs d’œuvres. Et il me semble que dans la BD, il y a une sorte de sélection de tout ce qui sort et elle ne palie pas par rapport à ce que l’on peut voir ailleurs.
En BD, comme dans tout, que ce soit en littérature. En peinture. En musique. Il y a le meilleur et il y a le pire. Et là c’est plutôt  quand même du tout bon (rires).

 

Blake-et-Mortimer-copie-1.jpg

Un grand merci à Sonia & J-Michel Vernet pour l'envoi de cette trés belle dédicace.


Exposez-vous souvent ?


André Juillard : Oui. Depuis très longtemps, en fait.
Au départ, c’était dans les librairies spécialisées. Puis, dans des musées. Dans des pays étrangers. Dans des instituts français, des choses comme ça. J’ai pas mal voyagé à une époque dans des lieux plus ou moins prestigieux. Mais il y a quand même de plus en plus de demandes pour des expositions. Et chaque fois que j’expose, j’essaie de faire quelque chose d’un petit peu pédagogique. C'est-à-dire, non seulement montrer le travail mais aussi montrer la préparation. Et je me suis aperçu que c’était assez intéressant pour le public et valorisant pour nous. Pour notre travail. Parce que, quelques fois, on a l’impression que le lecteur de BD imagine que la bande dessinée est réalisée à peu près dans le temps qu’il la lu. Mais quand il s’aperçoit qu’il y a un travail de préparation. De recherche et de documentations. De croquis préparatoires. Qu’une BD que nous aimons lire, dans le meilleur des cas, en une heure, qu’il aura fallu 350 jours pour la faire. Ca force un petit peu le respect du public. Non pas en ce qui concerne votre talent mais au moins, c’est du boulot, quoi.

Quels sont vos prochains projets ?

 

André Juillard : J’ai une exposition qui est prévu dans la même galerie, CHAMPAKA, situé près du Sablon, au mois d’avril. Qui tournera autour de ma prochaine BD, qui devrait sortir dans la même période au Lombard. Ce sera une histoire écrite par Yann intitulée « Mezek ». C’est une histoire d’aviateurs. De mercenaires qui ont combattu pendant la 1ère guerre d’Israël en 1948. C’est en fait le nom que donnaient les Tchèques aux avions  Messerschmitt allemands qu’ils avaient récupéré après la guerre et qu’ils avaient plus ou moins transformé. Tellement mal transformé qu’ils étaient devenus extrêmement difficile à piloter. Et « mezek » signifie mule en tchèque.
Quand au projet suivant, ce sera un Blake & Mortimer.


©Graphivore

 

Extrait de : Rencontres à la BRAFA avec Frank Pé, Guarnido, André Juillard & Ever Meulen. www.graphivore.be

 

Interview © Graphivore-Christian Missia 2011

Photos © Christian Missia 2011

 

 

 


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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 10:58

Scénario Yann. Dessin André Juillard.

Les Editions du Lombard s'apprête à sortir pour le 22 avril dans la Collection Signé, "Mezek" de André Juillard & Yann.

Un on shot qui était en gestation depuis plus ou moins 5 ans.

1948. La création de l'État hébreu ne va pas sans heurts, à commencer par les bombes égyptiennes qui pilonnent Tel-Aviv. Israël ne peut leur opposer que quelques vieux « Mezek » pilotés par des mercenaires. Björn est de ceux-là qui risquent leur vie pour quelques milliers de dollars, un prix qui reste en travers de la gorge de ses confrères. Björn n'en n'a pas moins un lourd passé et des sentiments... Une grande histoire humaine, au sein d'un contexte assez peu traité.

Une des dernière interview de Yann sur Mezek datant du 8 novembre 2010 sur actuabd.

"André Juillard a quasiment terminé de mettre en image Mezek, un récit de 60 pages qu’il réalise en couleurs directes. Nous abordons les débuts de l’aviation israélienne, en 1947 et 1948. Ce récit allie la fiction (une triple histoire d’amour compliquée) et l’Histoire, avec le rachat en Tchécoslovaquie, malgré l’embargo des Nations-Unies, de quelques dizaines de « Mezek », c’est-à-dire des Messerschmitt tchèques. Ceux-ci seront repeints aux cocardes israéliennes et convoyés clandestinement par des pilotes plus ou moins mercenaires, qui devront affronter des Spitfire anglais, pilotés par des Égyptiens"

 

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©Juillard-Yann/Lombard.2011

Les Editions du Lombard (22 avril 2011) Prix Editeur 15,95 euro

 

 

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©Juillard-Yann/Lombard.2011

Ce n'est pas les couleurs réel de la plance, celle çi provient d'un scan.

   

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©Juillard-Yann/Lombard.2011

Signé special Mezek carnets de croquis (luxe)

Un nouveau « Signé » rassemblant des auteurs aussi prestigieux que Yann et Juillard est un Événement. Le Lombard marque le coup avec la publication de ce making-of qui permet de découvrir la genèse de l’album. Tandis que Yann nous détaille les réflexions et émotions qui l'ont guidé au long de l'écriture de cette saga, André Juillard nous ouvre sa farde pour nous faire découvrir son travail préparatoire, soit de nombreux croquis de toute beauté.

Prix Editeur 29,90 euro

 

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A cette occasion la Galerie Champaka à Bruxelles présentera une exposition-vente: Mezek du 29 avril au 22 mai 2011

www.galeriechampaka.com

 

Un gramd merci à pierrick pour l'infos des visuels.

 


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