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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:42

Vidéo Lesoir.be du 27/04/2011


Adresse de la vidéo : videos.lesoir.be
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:10
André Juillard & Yann ("Mezek") : "Israël se battant avec des Messerschmitt nazis, c'était un choc visuel »

 

André Juillard et Yann avaient déjà collaboré ensemble pour un Sales petits contes à la fin des années 1990. Avec Mezek, ils racontent un pan méconnu de la guerre d’indépendance de l’état d’Israël en 1948 : leurs pilotes, pour la plupart des mercenaires, étaient contraints de piloter des « Mezek », de vieux Messerschmitt brinquebalants.

 

 

André Juillard & Yann ("Mezek") : "Israël se battant avec des Messerschmitt nazis, c'était un choc visuel »
  Croquis de André Juillard - Courtesy  Champaka
(c) Juillard, Yann & Le Lombard.

Votre récit a pour cadre un pan de la création de l’état d’Israël, à la fin du mandat britannique sur la Palestine. Une période peu traitée en bande dessinée. Quel a été l’élément déclencheur de ce récit ?

Y : Un ami m’a raconté l’histoire d’un pilote allemand qui, après la Seconde Guerre mondiale, est parti en Israël afin de combattre pour l’indépendance de ce pays. Je me suis documenté sur le sujet. J’ai découvert qu’Israël avait acheté des Messerschmitt allemands qui combattaient des Spitfire anglais. Ces Messerschmitt portaient l’étoile de David sur les ailes. J’étais stupéfait. Ce fut un choc visuel de voir ces engins nazis qui servaient Israël.

La création de l’état d’Israël est une toile de fond. Mes découvertes m’ont permis d’élargir le sujet et d’aborder les rivalités entre les pays et les luttes entre les services secrets. Mais l’histoire s’articule surtout autour de ces pilotes mercenaires.

André Juillard, qu’est-ce qui vous touchait dans ce récit ?

AJ : Mezek est une histoire comme je les aime ! Les personnages sont complexes. Les femmes en particulier, et elles  ont de vrais rôles et de vrais caractères. Et puis, j’ai toujours été fasciné par les avions sans pour autant être un spécialiste du sujet. C’était graphiquement intéressant de les dessiner. J’ai également assouvi une vieille envie, une fascination d’enfant. J’allais voir les avions décoller de l’aéroport d’Orly dans les années 1950. Un de mes oncles servait dans l’armée de l’air. Il venait de temps en temps réaliser quelques cabrioles au dessus de notre maison.

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Dessin inédit réalisé pour l’exposition-vente chez Champaka (c) Juillard, Yann & Le Lombard.

Est-ce facile de dessiner des avions ?

AJ : Je me sens en confiance à partir du moment où j’ai à ma disposition une documentation sur le sujet. Je récolterai peut-être la critique de quelques érudits mais j’ai veillé à ce que ces avions ressemblent à ce qu’ils étaient.

Aviez-vous beaucoup de documentation visuelle sur les bases aériennes israéliennes ?

Y : Non, pas énormément. J’ai lu de nombreux livres sur ce sujet. Mais il s’agissait plutôt de biographies consacrées à d’anciens pilotes ou de livres écrits par des historiens. Nous avons vu aussi un film, L’Ombre des géants, avec Kirk Douglas et Yul Brynner. L’action se situe peu avant notre récit.

Ces Mezek étaient-ils vraiment en si piteux états ?

Y : Bien sûr, tout est réel ! C’étaient des gros veaux, des mules. C’est pour cette raison que la Tchécoslovaquie leur a vendu ces appareils. Israël a payé ces avions à prix d’or car ils en avaient besoin et ne pouvaient s’en procurer autrement. Ils ont fait appel à des pilotes étrangers pour les piloter. Pour la plupart, c’était des Juifs, des anciens de la R.A.F, de l’US Air Force, des pilotes canadiens, sud-africains, etc. J’ai même retrouvé la trace de mercenaires belges et indiens ! La Tchécoslovaquie s’est d’abord débarrassée des vieux Messerschmitt déglingués qui ont combattus les colonnes jordanienne et égyptienne dans des conditions épouvantables. Ils ont ensuite revendu les Spitfires qui étaient en meilleur état. Mais la situation était plus ou moins stabilisée pour les Israéliens.

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Extrait de "Mezek" (c) Juillard, Yann & Le Lombard.

Quels sont les points forts de Yann comparés aux autres scénaristes avec lesquels vous avez travaillé durant ces dernières années ?

AJ : Ils se documentent tous avant d’écrire la moindre ligne. Ils connaissent beaucoup mieux leurs sujets que moi-même, et cela se ressent dans leurs histoires. Ils savent romancer une intrigue, inventer des personnages forts, et éventuellement inclure des personnages historiques au récit sans que cela paraisse artificiel. J’aime me baser sur un contexte précis, qui m’oblige à rechercher une documentation. Souvent, mes scénaristes m’aident à trouver les bons livres. Contrairement à moi, Pierre Christin aime voyager. Il prend donc de nombreux clichés qu’il me fait parvenir. Yann, lui, est plus un homme du livre.

La plupart des récits que vous avez illustrés ces dernières années ont un trame géopolitique.

AJ : J’aime raconter des histoires qui ont du sens et qui évoquent un problème actuel, comme par exemple le terrorisme. La BD de pure aventure et de super-héros ne m’intéresse pas. Je dois ressentir le besoin de m’identifier aux personnages et d’avoir une certaine sympathie pour eux…

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Extrait de "Mezek" (c) Juillard, Yann & Le Lombard.

Il y a-t-il un genre que vous n’avez pas encore exploré et que vous rêveriez de dessiner ?

AJ : Je serais tenté, un jour, de dessiner une histoire franchement humoristique ! J’aimerais que l’on me propose un scénario bien dosé et qui soit, tout au long de l’album, drôle, ironique, parodique, et éventuellement burlesque. Souvent, ces récits manquent de souffle. Les scénaristes ont tendance à développer leurs idées en histoires courtes. Je souhaiterai plutôt dessiner un quarante-six planches, à la Gil Jourdan.

Quels sont vos projets ?

Y : Trouver une histoire humoristique pour André ! Et puis terminer les albums en cours. Je ne réalise plus vraiment de série. Je me sens aujourd’hui à mon aise dans le format des one-shots, des diptyques ou des triptyques.

AJ : Je viens de commencer un nouveau Blake & Mortimer. Cela va m’occuper pendant un an. Après, il est probable que je réalise un troisième et dernier Léna.

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Yann et André Juillard. (c) Nicolas Anspach

Lire l’acticle de Didier Pasamonik sur Mezek
Lire aussi : Mezek prend son envol à la galerie Champaka

"Mezek" fait l’objet d’une exposition-vente Juillard "Mezek" à la Galerie Champaka, du 29 avril au 22 mai 2011 (27, rue Ernest Allard, 1000 Bruxelles)

 

Images (c) A. Juillard, Yann & Le Lombard.
Interview & Photos (c) Nicolas Anspach

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 13:24

 

 

Un article de Actubd

 

Le gratin de la BD était réuni jeudi soir dans le quartier du Sablon, à Bruxelles, pour le vernissage de l’exposition Mezek à la galerie Champaka.

André Juillard et Yann, le scénariste de cette histoire, étaient bien entendu présents.

De nombreux auteurs avaient fait le déplacement pour admirer les planches originales, croquis et autres dessins, réalisés spécialement par André Juillard, présentés à l’exposition : Thilde Barboni, Jean-Luc Cornette, Jean Dufaux, Ever Meulen, Philippe Geluck, Olivier Grenson, Bob De Groot, Jacques Loustal, Xavier Löwenthal, Antoine Maurel, Mauricet, David Vandermeulen, Jean Van Hamme, François Schuiten, Yves Sente, Olivier Wozniak, Philippe Wurm, Yslaire etc.

Le récit écrit par Yann, abordant, rappelons-le, un pan de la Guerre d’Indépendance de l’état d’Israël en 1948, Son Excellence l’Ambassadeur d’Israël, Mme Tamar Samash, et le premier magistrat de la Ville de Bruxelles, Monsieur Freddy Thielemans honoraient également la galerie de leur présence ce soir-là.

Eric Verhoest, propriétaire de la galerie Champaka et André Juillard ont longuement commenté les planches. Yann nous a confié avoir été heureux de recevoir d’une manière presque quotidienne des croquis de Juillard, le dessinateur de Blake & Mortimer recueillant son avis quant aux attitudes des personnages.  NA

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André Juillard, SE l’Ambassadeur d’Israël Madame Tamar Samash, Eric
Verhoest (propriétaire de la galerie Champaka)
(c) Nicolas Anspach
JPEG - 69 ko
François Pernot (DG de Dargaud-Lombard), Yann, SE l’Ambassadeur
d’Israël Madame Tamar Samash
(c) Nicolas Anspach

André JUILLARD - Exposition-vente Mezek

www.galeriechampaka.com

du 29 avril au 22 mai 2011

Galerie Champaka
27, rue Ernest Allard
B-1000 Bruxelles
Belgique

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:29

 

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JEAN-LAURENT TRUC - Midi libre

 

juillard-a-tire-d-ailes-titre-sous-titre-sur-2-l-titre-sous.jpg© Yann-Juillard/Lombard 2011

 

L’Histoire a parfois des raccourcis surprenants. En 1948, à la naissance de l’état d’Israël, des pilotes de toutes nationalités iront se battre sous l’étoile de David, mercenaires pour certains et surtout, pour une poignée d’autres, Allemands, anciens de la Luftwaffe. C’est le destin de l’un de ces hommes que racontent avec beaucoup de force Yann au scénario et André Juillard au dessin. Titre de l’album, Mezek, du nom des Messerschmitt 109 vendus par la Tchécoslovaquie au jeune état juif malgré l’embargo, Pour André Juillard, un des auteurs incontournables de la BD, l’aviation est une passion : "Un plaisir, cet album. Enfant, j’allais à Orly et j’avais un oncle pilote. Dans Blake et Mortimer, j’ai aussi dessiné des avions, des hydravions. Jamais un album entier sur ce thème. L’histoire de cet Allemand qui se fait engager en Israël sous une autre nationalité m’a étonnée. Quand on en a discuté avec Yann j’ai sauté sur l’occasion. C’est une histoire vraie qu’il a romancée partiellement."

Sur leurs Mezek qui volent mal car “bidouillés” par les Tchèques, la jeune aviation israélienne se bat contre les Spitfire vendus aux Égyptiens. Un comble. "Sans vouloir déflorer l’intrigue, le jeune allemand qui cache ses origines aura eu un destin hors du commun. Mais cela, on ne le sait qu’à la fin", ajoute malicieusement André Juillard.

Trois femmes vont aussi scander le récit de Yann. En 1948, Israël arme tous ses citoyens, femmes comprises. Pas le choix, vu le petit nombre de soldats du nouvel état. "On a ajouté une femme pilote, américaine, une convoyeuse d’avions. Il n’y a que les Russes pendant la guerre qui ont eu des escadrilles de combat féminines." André Juillard sait à merveille dessiner les femmes. On l’a vu dans Le Cahier Bleu ou dans Léna avec Christin, mais "elles doivent jouer un rôle important dans l’histoire".

Avec Mezek, on retrouve aussi ces cargos comme L’Exodus qui était passé par Sète. Cette fois, ce sera L’Antinéa qui, aidé par la France, transporte femmes et enfants mais aussi des d’armes pour l’Irgoun, organisation juive nationaliste. "Il n’y a aucune prise de position dans cet album. C’est un drame psychologique. Les avions, pour moi, c’est la cerise sur le gâteau. Une voiture est plus difficile à dessiner. Un avion, il suffit d’avoir une bonne documentation et des maquettes. Et l’envie."

Mezek, ce n’est pas un nouveau Buck Danny. Et pas de suite au programme, conclut Juillard : "J’ai très envie d’écrire un scénario avec pour cadre le XVIIIe siècle. Rien à voir cette fois avec l’aviation. Je commence le prochain Blake et Mortimer qui se passera à Oxford. Sans Olrik cette fois", confie André Juillard, amusé.


“Mezek”, Le Lombard, 15,95 €. André Juillard sera l’invité du prochain festival BD de Nîmes, les 21 et 22 mai.

 

© www.midilibre.fr 2011

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:38

galerie champaka

Galerie Champaka

Eric Verhoest, Thomas Spitaels
et les Editions du Lombard
ont le plaisir de vous inviter
à l'inauguration de Mezek,
un récit écrit par Yann et dessiné par

André Juillard

Vernissage en présence des artistes,
le jeudi 28 avril 2011
de 18h00 à 20h30


www.galeriechampaka.com

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:45

Interview de André et Yann: réalisé par planetebd.com

interviewé par Benoit Cassel le 6 avril 2011

lieu : Ladurée Paris

 

Depuis près de 25 ans, Yann est l'un des auteurs les plus prolifiques du 9e art. Et pourtant, jamais encore il n'avait allié ses talents de conteurs à ceux d'André Juillard, chantre de la ligne claire et repreneur de Blake et Mortimer. L'objet du délit s'appelle Mezek, il raconte les débuts de l'aviation israélienne ; et si annoncé comme ça, ça ne paye pas de mine, l'œuvre est néanmoins remarquable à bien des égards (la preuve, il est édité au sein de la prestigieuse collection Signé du Lombard), notamment pour ses grandes qualités historiques, psychologiques et (évidemment) graphiques. Toujours mu par sa verve caustique, le scénariste nous en dit un peu plus...

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 12:04

Ex libris Mezek de André Juillard: Disponible ou à paraître.

 

juillard_mezek_hf.jpg

Ex-libris COULEUR 

Format 297 x 210 mm

Tirage 60 exemplaires numérotés/signés


  HOBBY FOLIE

  59 rue Cardinal LAVIGERIE
33000 BORDEAUX


mezek-2.gif

Ex-libris COULEUR 

Format : ?

Tirage 300 exemplaires

Prix avec ex-libris : 17€


Fantasmagories

13 rue de Brantôme

75003 Paris

http://fantasmagories.free.fr


 

5643264498_6c9b16f00b_b.jpg

A paraître chez Boulevard des Bulles 

ex-libris (édité par la librairie ) numéroté et signé par André Juillard.

Cet ex-libris sera vendu au prix de 7,00 euro

 

Boulevard des Bulles

122-124 Bd Anspach B-1000 Bruxelles

00.32.(0)2.513.72.35
Email
info@multibd.com



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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 16:05

Champaka-Galerie-Logo.jpg

 

 

Du XVIIe siècle (Les 7 vies de l’Epervier, Plume au vent) aux récits contemporains (Léna,
Le cahier bleu) en passant par les années ’50 (Blake & Mortimer), le dessin d’André
Juillard traduit au mieux l’esprit de chaque époque. Scénarisé par Yann et publié dans la
collection « Signé » du Lombard*, Mezek se déroule durant la guerre d’indépendance de
l’état d’Israël. Un récit d’aviation sert de cadre à un drame psychologique aussi inattendu
que complexe. L’occasion idéale pour la Galerie Champaka d’accueillir André Juillard. Trente planches originales mettent en lumière son sens de la narration et de la mise en
couleurs. Les crayonnés témoignent d’un souci d’exactitude hors norme.

Par ailleurs, de grands formats ont été réalisés spécialement pour cette exposition.

Parlons dessin avec ce maître de la Ligne claire réaliste.

 

original3.jpg©Juillard


Jusqu’à présent, vos récits mettaient en évidence un seul personnage féminin à la fois…


André Juillard : J’ai tendance à dessiner toujours le même type de femme, dérivant de la mienne, parait-il. Mais, dans « Mezek », il y en a trois. Il a donc fallu que je force ma nature pour les différencier autrement que par la couleur des cheveux.


Quel rôle attribuez-vous au « nu » dans votre travail ?


A.J. : Le nu est un thème vieux comme l’art, un exercice obligé ou une fin en soi. Maîtriser le corps humain permet, peut-être, de tout dessiner.

 

original1.jpg©Juillard

 

Nombre de dessinateurs espèrent que leur scénariste vont leur
éviter vélos et avions !


A.J: Comme pour les voitures, cela ne me fait pas peur.

Au vu du synopsis que m’avait présenté Yann, je croyais même devoir en dessiner plus ! Avec une bonne documentation, celle que Yann m’a procurée et celle que j’ai trouvée, ce n’est pas un problème, d’autant plus que j’avais de petites maquettes qui m’ont été d’une aide considérable pour trouver des points de vue qui sont rarement montrés dans les revues ou sur Internet.

 

original2.jpg©Juillard


Découvrir vos planches, mises en couleurs directes, reste toujours un moment merveilleux. Comment procédez-vous ?


A.J: Comme pour mes autres albums, j’essaie toujours de trouver une tonalité générale. Ici,

les ocres et les gris-vert dominent: on est dans un univers militaire. Je travaille par séquences de 8 à 10 pages en commençant le plus souvent par le ciel, puis les visages et les corps, puis les teintes, des plus claires aux plus foncées, et je termine par les ombres et les couleurs vives qui ne concernent, la plupart du temps, que des détails (cocardes des avions, manche à air du terrain d’aviation, etc.).


Au sein du récit, comme pour certaines des illustrations inédites réalisées pour l’exposition, l’élément aquatique est souvent convoqué…


A.J: En effet, Bjorn se retrouve souvent sur la plage, seul ou en galante compagnie,

peut-être, comme Léna (imaginée par Pierre Christin) pour se purifier de toutes les saletés qui encombrent sa mémoire.


* Parution de l’album le 22 avril 2011.
(Relations Presse Album : Le Lombard, Anne-Marie De Coster - Tél. +32 (0)2 526 68 26 - Fax +32 (0)2 526 68 34 - annemarie.decoster@lelombard.be)


André JUILLARD
Exposition-vente Mezek
du 29 avril au 22 mai 2011
Galerie Champaka
27, rue Ernest Allard
B-1000 Bruxelles
Belgique
Tel : + 32 2 514 91 52
Fax : + 32 2 346 16 09
sablon@galeriechampaka.com
www.galeriechampaka.com

• Lundi et mardi : sur rendez-vous
• Mercredi à samedi : 11h00 à 18h30
• Dimanche : 10h30 à 13h30

Relations presse
Viviane Vandeninden
viviane.vandeninden@klach.be
Tel : + 32 2 351 26 10
GSM. + 32 472 31 55 37

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 14:52

 

Enfin, c'est officielement ce 22 avril que l'album Mezek scénarisé par Yann et dessiné par André Juillard sort.


Mezek

©Le Lombard 2011 Juillard/Yann

 

A noté q'une 2ème couverture dite "des libraires" est aussi disponible.

 Tirage Limité avec couverture différente. Deux pages sur les auteurs en fin d'ouvrage.

 

Couv_125687.jpg

©Le Lombard 2011 Juillard/Yann

 

Agenda !

Bxls-10-Brusel

 

Petit rapel : Le mercredi 27 Avril, présence de Yann et André Juillard pour une séance de signatures pour Mezek chez Brusël Librairie-galerie

de 16h30 à 19h30. Liste d'inscription toujours ouverte.

 


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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 13:28

Entretien avec André Juillard et Yann. Auracan

Avec l'aimable autorisation de Manuel F. Picaud

 

«tout est vrai à 80%»

Le Lombard fait l’événement avec un nouvel album de la collection Signé. Mezek réunit en effet deux auteurs qui souhaitaient travailler ensemble. L’intrigue est construite sur fond de guerre d’Israël en 1948. Album de guerre, Mezek est avant tout une histoire humaine autour d’un aviateur mercenaire très secret au service de l’armée israélienne pour combattre la coalition arabe. En prenant soin de bien documenter leur récit, les deux auteurs réalisent un album qui ne laisse pas indifférent. Rencontre avec le Bruxellois Yann et le Parisien André Juillard dans une célèbre pâtisserie des Champs-Elysées…

Yann et André Juillard © Manuel F. Picaud / Auracan.com
Yann et André Juillard © Manuel F. Picaud / Auracan.com


N’est-ce pas étonnant que ce sujet n’ait pas été traité avant vous en bande dessinée ?
Yann : J’ai en effet été étonné que personne ne le traite avant moi.
André Juillard : Nous n’avons vraiment eu aucun problème avec les éditeurs. Ici nous avons décidé de le faire au Lombard car je m’étais engagé auprès d’Yves Sente, du temps où il était directeur éditorial. Mais Dargaud aurait voulu le faire. Il est possible qu’avant, des éditeurs aient eu peur que cela fasse polémique. Moi je savais que Yann est sérieux. Quand il s‘empare d’un sujet, il l’étaye par une solide documentation.
Yann : Tout est vrai à 80% y compris les pilotes juifs qui ont combattu dans la Luftwaffe pendant la guerre, ce qui m’a donné l’idée de cette histoire. La difficulté était de trouver un équilibre entre le contexte historique très documenté et une histoire qui tienne par elle-même. Il faut faire des choix rapides car je n’ai pas le temps de tout explorer.

Mezek - extrait de la planche 11 : bain nu sur la plage © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait de la planche 11 : bain nu sur la plage © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé


N’avez-vous pas craint que la thématique prête à la polémique ?

André Juillard : Au vu de l’histoire, je ne vois pas ce qui aurait pu paraître polémique. Si les hypothèses avaient été un peu douteuses, je n’aurais jamais marché. Je n’ai vu qu’une histoire humaine avec un personnage tourmenté comme je les aime. Assez ambigu, Björn n’est pas vraiment un héros, mais un bon pilote. On ne parle pas des Palestiniens car ce n’est pas le sujet. L’ennemi est totalement invisible. On voit principalement ses avions. Le seul soldat ennemi qu’on voit est un mercenaire allemand volant sur un avion syrien. Si on cherche, on pourra trouver sans doute des sujets de polémique, mais nous sommes surs de nos intentions !

Mezek - extrait au stade encrage de la planche 59 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait au stade encrage de la planche 59 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé

Yann : Je veux bien en discuter si quelqu’un trouve que l’album est antisémite. On m’a reproché que les pilotes juifs sont caricaturaux, agressifs, méchants, brutaux, les mercenaires plus sympathiques, purs, nobles, mieux dessinés. On peut voir de l’antisémitisme partout...
André Juillard : Que les mercenaires aient l’air en colère, on ne peut que les comprendre. Ils défendent leur pays et leur peau. Ils ont vécu directement ou indirectement des drames épouvantables. Ils peuvent difficilement être sereins et tournés vers l’avenir. Et ils ne sont pas tous comme cela. Leur commandant est un vrai chef de guerre. Les mercenaires n’étaient pas dans le même état d’esprit. Ils pouvaient être en effet plus détendus. Leurs enjeux n’étaient pas les mêmes. Ils étaient des aventuriers qui avaient besoin d’action mais qui trouvaient surtout que la paye était bonne. Une fois le conflit fini, ils partiront ailleurs.

Björn, le protagoniste mercenaire n’est-il pas un antihéros grand séducteur ?
Yann : En réalité, il ne tombe pas les nanas. C’est un contemplatif et un passif qui se laisse draguer. Il ne bouge pas. Il n’aidera pas non plus son copain qui sort des rangs. Björn va régulièrement sur cette plage pour se baigner. Il essaye de se laisser sombrer, de se noyer mais passivement. Et puis non, il ressort. Il va se battre. Il revient. Les filles lui sautent dessus et il se laisse faire. A la fin, il est un peu plus courageux, il décide de se noyer, mais il est sauvé par une femme.

Comment s’est passée votre collaboration ?

Yann : Elle ne s’est pas bien passée [rires]. Je plaisante bien sûr. J’envoyais à André le scénario. Il ne me répondait rien ! Puis il m’envoyait ses dessins crayonnés. Ils étaient parfaits et ne prêtaient à aucune discussion. Quel ennui ! Je n’ai pas l’habitude. André Juillard a lu le scénario, a tout compris, a tout fait dans le bon sens. C’est frustrant quelque part.
André Juillard : Tu es gentil. Tout n’était pas parfait, mais j’ai eu à cœur qu’il soit satisfait. Je déteste le conflit. Son scénario était parfaitement bouclé et construit et cette histoire correspondait à ce que j’attendais. Pourquoi aller chercher la petite bête pour le plaisir d’affirmer son égo ? Avant l’ordinateur que j’ai eu assez tard, il y a cinq ans, les scénaristes découvraient mon travail quasiment terminé. Je ne montrais jamais un crayonné. Si on se voyait, je montrais le travail en cours. Maintenant c’est tellement facile d’envoyer ses crayonnés.

 Mezek - extrait de la planche 41 : combat aérien © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait de la planche 41 : combat aérien © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé


Pourquoi une tournure tellement psychologique à ce récit de guerre ?

Yann : Si ça avait été avec un autre dessinateur, je n’aurais pas fait cette histoire là. Avec Romain Hugault j’aurais développé la partie aviation, plus de bases aériennes et de confrontation avec l’adversaire. André n’est pas un metteur en scène de combats aériens. Ce serait tombé à plat. Dans ses combats aériens, ses avions sont vraiment trop proches les uns des autres. Romain Hugault va me tuer quand il va lire l’album ! [rires] Du coup j’ai introduit davantage de personnages féminins et développé une intrigue plus psychologique. Avec le même pitch, on peut faire 10 histoires différentes, au moins 5 très différentes ! Je préfère donc m’adapter au dessinateur.

Mezek - extrait de la planche 29 : sauvetage © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait de la planche 29 : sauvetage © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé


Vous aviez d’ailleurs déjà écrit une histoire sur ce thème dans un autre registre, non ?

Yann : J’avais fait une première version pour un autre dessinateur Marc Lumer il y a 22 ans. Je ne l’ai pas montré à André au départ. C’était très gros nez, au moment où je ne faisais que de l’humoristique. J’avais un traitement qui était entre les Innommables et Célestin Speculoos. J’avais été surpris au départ par le fait qu’Israël avait dû sa survie à des avions allemands. J’étais frappé par cette ironie de l’histoire. Mais 20 ans après c’est l’aspect psychologique du pilote de l’avion allemand que je trouve bien plus intéressant. Dans 20 ans je ferais encore mieux mais c’est trop tard c’est sorti ! [rires]

Étiez vous d’accord sur la construction de l’intrigue ?

André Juillard : Je me suis demandé si une intrigue à tiroirs n’aurait pas été plus intéressante, de commencer par la fin en somme, non pas pour évacuer le suspens mais pour que le lecteur s’identifie davantage au personnage.
Yann : Là j’ai pris le parti d’un faux suspens jusqu’à la fin. C’est un principe assez simple, assez populaire. Je l’ai préféré à un procès avec des flash-back. Ça aurait été plus intellectuel mais moins ma tasse de thé.

Mezek - extrait de la planche 59 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait de la planche 59 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé

Vous l’avez construite comme une tragédie grecque ?
Yann : En effet, avec trois lieux bien distincts, hormis les scènes de bataille aériennes, la base aérienne avec l’école, le Goliyam bar à Tel-Aviv et la plage où le héros replonge dans son passé et où il fait aussi l’amour. Il fallait des combats aériens je les ai mis au début. Ensuite plus rien. On sent que c’est la routine. Ils n’ont jamais été très importants. Il y a eu plus de morts au décollage et à l’atterrissage qu’en combat aérien. Ça n’a rien à voir avec la Guerre d’Angleterre. Ce fut plus une guerre psychologique de soutien, de rapatriement et de ravitaillement et c’est sans doute pour cela que personne n’a traité cet épisode car il n’y a pas de moments très glorieux.

D’où vous vient cette passion pour les histoires d’aviation ?
Yann : Si je pouvais je ne ferais que cela. Depuis le début je propose de telles histoires mais cela n’intéressait pas les éditeurs. Grâce à Romain Hugault qui a dépoussiéré ce style, tout le monde en sort ! Gamin, je passais mon temps à réaliser des maquettes d’avion. Cette passion me vient sans doute de la lecture de Buck Danny ainsi que Tanguy et Laverdure, séries qui m’ont passionné. J’ai d’ailleurs essayé de reprendre Buck Danny avec un dessinateur qui faisait de l’excellent boulot. Mon scénario a été accepté par Dupuis mais refusé par le fils Charlier. Je proposais de remplir les trous laissés par Charlier pour cause de censure. Cela ne m’intéressait pas de voir Buck Danny plus âgé continuer de piloter ses avions. Je suis davantage fasciné par les avions à hélices et me replonger dans la guerre de Corée ou d’Indochine. J’aurais aussi aimé faire des albums sur sa jeunesse dans les années 30.. Ca aurait été hors collection. On m’a demandé d’en faire une dizaine pour voir si c’était crédible. Mais le fils Charlier a tout bloqué.
André Juillard : J’ai toujours aimé les avions. J’avais un oncle pilote général dans l’armée de l’air. Je n’ai par contre jamais eu la patience de faire des maquettes, mais j’ai acquis une collection de modèles réduits parus chez Atlas. Et j’ai acheté tous les avions qui dataient d’avant les années 60. Après, ça m’intéressait beaucoup moins visuellement. Quand Yann m’a parlé de son histoire, je suis allé voir ma collection et j’ai retrouvé un Messerschmitt et deux Spitfires !

Mezek - extrait de la planche 17 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Mezek - extrait de la planche 17 © Yann et André Juillard / Le Lombard, collection Signé

Quel est le secret de votre mise en couleur ?
André Juillard : Pour des raisons pratiques, j’utilise non pas des aquarelles mais des encres. Je prépare mes couleurs, les mets dans des petits pots et les mélange. Avec l’aquarelle, si on en a besoin le lendemain ça a séché et ça fait de moins belles couleurs. Problème qu’on n’a pas avec les encres. Je suis resté dans ce mode traditionnel.

Quels sont vos prochains projets ?
Yann : J’aimerais bien traiter la Guerre des 6 jours. En attendant, j’envisage avec Christophe Gibelin un nouvel album autour de Bessie Coleman, la première pilote noire qui, à cause de la ségrégation, était interdite de piloter aux Etats-Unis et partit en France pour obtenir son brevet de pilotage. Elle est revenue aux Etats-Unis pour faire de la voltige. Un autre intérêt de sa vie est que son frère était cuisinier d’Al Capone. Elle le fréquentait ainsi que Cab Calloway. On retrouve donc cette atmosphère des Incorruptibles et de Cotton Club. Je prépare par ailleurs avec Romain Hugault une nouvelle trilogie aérienne sur la Guerre 14-18.

Dessin pour Mezek© André Juillard / Le Lombard, collection Signé
Dessin pour Mezek© André Juillard / Le Lombard, collection Signé


André Juillard :
J’aimerais bien dessiner une histoire franchement humoristique, un peu absurde, burlesque. Ça m’amuserait. Le problème est qu’il faut que ça amuse le public aussi ! Mais j’ai un Blake et Mortimer en route. Ce sera un one-shot qui se passe entièrement en Angleterre. Plus exactement la plus grande partie se déroule à Oxford. J’aime bien le côté british. Je vais ensuite faire un troisième et dernier Léna avec Pierre Christin. Au départ, il devait en avoir qu’un seul, mais j’apprécie de travailler avec lui et j’aime ce personnage. Même si beaucoup de lecteurs reprochent qu’il ne se passe rien, j’aime bien ce genre d’histoire. Pierre Christin a son idée mais il va sans doute m’en parler comme d’habitude au dernier moment ! Après le synopsis, il me donne un scénario complet, ce qui est bien agréable car j’aime bien savoir où je vais.

Vous aimeriez revenir à l’écriture ?
André Juillard :
J’envisage d’écrire un scénario depuis un bon moment déjà. Ce serait une histoire assez intimiste au XVIIe ou au XVIIIe siècle dont j’aime bien les costumes. J’avais échafaudé ce projet avant que Pierre Christin me propose Léna. Je l’ai laissé en plan et ensuite il y a eu Blake & Mortimer, le second Léna, puis Mezek. Du coup je le repousse. Ce sera pour plus tard. En même temps cela ne me tenaille pas. Je trouve plus facile de dessiner le scénario d’un autre que son propre scénario. Quand j’écris, j’imagine déjà comment je vais le dessiner. Alors, quand il faut passer à la mise en images, cela me paraît moins excitant car j’ai l’impression de refaire ce que j’ai déjà fait. C’est sans doute pour cela que je n’ai pas trop insisté.

 
Propos recueillis par Manuel F. Picaud en avril 2011
Tous droits réservés. Reproduction interdite sans autorisation préalable

Photo et Interview © Manuel F. Picaud / Auracan
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Visuels © André Juillard et Yann / Le Lombard, collection Signé
Merci à Diane Rayer, éditions du Lombard
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